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MOUVEMENT NKUL BETI
Une voie de développement pour l’Afrique : La monnaie binaire
Le Cameroun est un pays est trop petit, trop en retard, trop éloigné des pôles industriels pour réussir dans la voie sans issue de la compétitivité qu’il poursuit. Il ne peut appliquer les recettes des pays continentaux (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’immensité garantit un marché intérieur très puissant ; il ne peut non plus imiter la Corée du sud, Singapour ou Taïwan qui ont profité de leur proximité avec le Japon pour récupérer les segments productifs très exigeants en main-d’œuvre de leur voisin hyper-industrialisé.
Sa seule voie de sortie est une stratégie d’évitement, à travers la mise en œuvre d’un « Système d’Echanges Local »

     Date de publication: 29-05-2011   14:28:53
Problématique de la Monnaie Binaire

Les autorités d’un pays peuvent relancer l’économie par la consommation, en augmentant notamment les salaires. Malheureusement, cette démarche n’est possible au Cameroun que dans des limites très étroites, car toute augmentation des salaires, loin de profiter au secteur productif local, est évacuée à l’extérieur en achat de biens importés, aggravant le déficit de la balance commerciale et le risque de surendettement.

Pour échapper à ce piège, on peut envisager la solution suivante : plutôt que d’augmenter les salaires avec le FCFA, on le fait avec une Monnaie Locale inconvertible. Une telle monnaie, qui ne permet d’acheter que des biens et services produits à l’intérieur du Cameroun, retient ainsi le pouvoir d’achat qui ne s’écoule plus à l’extérieur et permet le développement des activités incapables de survivre avec le FCFA.

C’est cette situation où cohabitent deux monnaies qui est la Monnaie Binaire.
La Monnaie Binaire n’est pas une invention. La Suisse l’applique depuis 1934, ce qui explique l’incroyable résistance de ce pays qui ne connaît jamais de crise économique, et dans une ville américaine appelée Ithaca. Un grand nombre de villes ont créé des systèmes analogues.

Mais à l’inverse de ces expériences qui ont un caractère associatif et qui superposent à une monnaie nationale des monnaies locales dites sociales, la Monnaie Binaire est un système institutionnel, où l’Etat bat deux monnaies différentes, dont l’une, appelée « devise », est en proportion des recettes extérieures et l’autre, appelée « invise », correspond à la production nationale non exportée.

La Monnaie Binaire représente la seule solution capable de sortir les pays d’Afrique du sous-développement.
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RESUME DU LIVRE
Naguère, le Cameroun avait atteint son autosuffisance alimentaire et un niveau d’industrialisation permettant de fabriquer, partiellement ou en totalité un grand nombre de biens manufacturés (conserves, costumes, chaussures, postes radio, vélos, réfrigérateurs, etc.). Mais plutôt que de s’accélérer pour faire du Cameroun un pays industrialisé, cette évolution s’est arrêtée avant de basculer dans une désindustrialisation massive.

Toutes les initiatives de relance de la production nationale sont étouffées par un grand nombre de facteurs qui limitent sa compétitivité : son immense retard technologique, l’étroitesse du marché intérieur, l’ouverture des frontières imposées par l’OMC et les multiples accords (APE), et surtout, l’économie-brocante qui inonde le pays de produits déclassés (usagers ou obsolètes) d’un prix pratiquement imbattable.

Les difficultés de survie des activités industrielles se doublent des faibles capacités d’investissement dans les infrastructures et le secteur social. En effet, pour construire ses routes, le Cameroun doit utiliser les bulldozers. Mais comme il ne les fabrique pas, il doit les importer en échange du cacao, du café ou du pétrole. Par conséquent, le réseau routier du Cameroun ne dépend pas de la volonté de ses dirigeants, mais de sa capacité à vendre à l’extérieur.

Cette capacité dépend de la richesse du sous-sol exploitable et du potentiel agricole, mais elle évolue rarement au rythme de nos besoins. Par exemple, l’agriculture qui suscite tant d’espoir est limitée par la « loi des quatre écueils » :
- la disponibilité des espaces cultivables, car un territoire n’est pas extensible et du reste, le cacao est en compétition avec l’agriculture vivrière ;
-la loi des rendements décroissants, car les espaces à conquérir sont nécessairement moins rentables que les espaces déjà cultivés ;
-l’augmentation de l’offre peut saturer le marché et entraîner une réduction du prix ;
-le cacao est un produit primaire qui n’évolue guère, alors que les bulldozers augmentent leur valeur relative, du fait de l’évolution technologique.

L’agriculture finira par se heurter à l’un de ces écueils et perdra tout potentiel de croissance du pays ; des causes de nature similaire limitent les autres secteurs d’exportation, avec pour résultat l’étranglement progressif du système productif. Aujourd’hui, le Cameroun ne produit plus qu’au tiers de ses capacités effectives, ce qui se traduit par un grand nombre de pathologies économiques parmi lesquelles :
1. L’irréversible plongée dans l’endettement : alors que les capacités d’exportation s’anémient, la demande d’importation a tendance à exploser, car alimentée par les besoins de maintenance de l’appareillage déjà construit, la croissance de la population et les effets de la scolarisation et de l’urbanisation qui amplifient la consommation des biens manufacturés.

D’où une tendance à des déficits permanents de la balance des paiements dont l’accumulation est reconvertie en une dette massive. Cet endettement explose avec les intérêts, les intérêts de retard, les intérêts cumulés, les intérêts des intérêts, les coûts des moratoires, des renégociations, des mutations, etc.

La communauté financière internationale se trouvera obligée de sauver le pays du naufrage, en restaurant les grands équilibres par la réduction du « train de vie » de l’Etat, et en desserrant l’étau de l’endettement extérieur avec la remise d’une masse considérable de dettes. Mais comme cette intervention ne résout pas le problème de fond qui est la mauvaise insertion dans l’économie internationale, son action finira par transformer notre économie moribonde, non pas en un système économique vivant appelé à récupérer de ses fonctions vitales pour renouer avec la croissance, mais en une économie-zombie se mouvant au gré des aides extérieures, d’une remise de dettes ou d’une trouvaille minière.
   
2. Une oisiveté généralisée : le système productif, incapable de s’étendre, ne peut plus utiliser les facteurs de production. D’où une oisiveté généralisée qu’on retrouve dans le chômage massif des jeunes, la faible utilisation du personnel public confiné à d’inutiles réunions et séminaires dispendieux, la mise en retraite précoce des agents publics, l’inadéquation formation/emploi et l’engorgement du secteur tertiaire qui éparpille la clientèle et lui enlève tout véritable intérêt.
   
2. L’autofreinage du système productif : toutes les initiatives de développement ont tendance à générer eux-mêmes leur propre frein. Ainsi, la modernisation du secteur agricole ne requiert pas seulement l’importation des machines et autres intrants. En améliorant le revenu des paysans, elle modifie en même temps leur profil de consommation, les poussant à acheter à leur tour des vestes, des téléphones, etc. Et comme ils sont très nombreux, la moindre augmentation de leur revenu décuple la demande d’importations et précipite la balance extérieure dans un déficit durable…

D’où l’impossibilité de développer les exploitations moyennes et le système agricole en U si commun aux pays sous-développés, avec d’un côté une poudre de petites plantations, de l’autre côté une poignée de grosses exploitations, et un immense vide au milieu. Cette analyse s’étend aux fameux « projets structurants » et autres avatars (industries « industrialisantes », pôles de développement, Grands Projets, etc.)

L’autofreinage se manifeste également dans l’impossibilité de relancer la demande intérieure, car toute amélioration des salaires suscite une demande qui s’adresse en priorité à l’extérieur, et menace d’entraîner l’endettement du pays.
   
3. Le découplage entre rentabilité et survie d’une entreprise : Une entreprise dont l’outil de production est importé a beau être financièrement rentable, sa survie ne dépend pas de cette rentabilité, mais de la capacité du pays à importer en permanence les machines. Ainsi, la SONEL ne peut fonctionner qu’en important des turbines et des transformateurs. Mais pour acheter ces machines, il faut présenter le cacao (ou toute autre matière première) et non l’électricité que la SONEL produit. Il en découle que l’effondrement des recettes extérieures plonge immédiatement le pays dans l’incapacité d’acheter ces appareils, entraînant la faillite massive des entreprises nationales, indépendamment de la qualité de leur gestion.

Il en découle également une faible attractivité des Investissements Directs Etrangers, et non la gouvernance comme le prétendent les partenaires extérieurs.
   
4. La sous-consommation des crédits : le Budget de l’Etat est essentiellement formé de recettes prélevées sur le pouvoir d’achat intérieur, autrement dit, sur les activités de service et de commerce dispensées à la population camerounaise. Il ne peut donc pas être utilisé pour acheter des bulldozers et autres engins nécessaires pour les investissements physiques à réaliser, car ces bulldozers ne s’achètent qu’avec le pouvoir d’achat extérieur que procurent les exportations. Mais en voulant augmenter l’investissement sans contrepartie en exportation, les autorités budgétaires tentent de convertir un pouvoir d’achat local en un pouvoir d’achat extérieur.

Comme cette mutation est impossible, on ne peut aboutir qu’à trois issues :
-soit, on se retrouve avec d’importantes sommes oiseuses d’un argent inutile, à côté des investissements irréalisables ;
-soit on tente de forcer la réalisation de ces investissements, mais comme ce pouvoir d’achat local n’a aucune valeur à l’extérieur, un tel forcing pousse à un nouvel endettement ;
-soit, on dilapide ces sommes oiseuses dans les activités qu’on peut réaliser sans faire appel aux importations massives (séminaires, pose de la première pierre, détournements de fonds, etc.) ;
   
 
     
 
Solution : le Cameroun est un pays est trop petit, trop en retard, trop éloigné des pôles industriels pour réussir dans la voie sans issue de la compétitivité qu’il poursuit. Il ne peut appliquer les recettes des pays continentaux (Brésil, Russie, Inde, Chine) dont l’immensité garantit un marché intérieur très puissant ; il ne peut non plus imiter la Corée du sud, Singapour ou Taïwan qui ont profité de leur proximité avec le Japon pour récupérer les segments productifs très exigeants en main-d’œuvre de leur voisin hyper-industrialisé.

Sa seule voie de sortie est une stratégie d’évitement, à travers la mise en œuvre d’un « Système d’Echanges Local » : il s’agit de créer, à côté du CFA, une Monnaie Locale totalement inconvertible, de manière à ce que les produits locaux puissent être vendus uniquement avec cette monnaie. De cette manière, une veste importée coûtera en FCFA, mais une veste cousue localement coûtera en cette monnaie locale. Les deux biens fonctionnant sur deux monnaies différentes et étanches, ne seront plus en concurrence et les vestes locales pourront prospérer dans le réseau local fondé sur la Monnaie locale.
 
     
 
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LA PROBLEMATIQUE DE LA SOUS-CONSOMMATION DU CREDIT AU CAMEROUN
"En réalité, la sous-consommation des crédits est un problème plus compliqué que cette vision simpliste. Pour bien l’appréhender, il est nécessaire de distinguer deux types de pouvoirs d’achat au Cameroun : un pouvoir d’achat intérieur ou invise, qui regroupe les revenus issus des activités s’opérant sur le territoire national et n’ayant aucune vocation à l’exportation. Un pouvoir d’achat extérieur ou devise, issu des revenus d’exportation, des recettes touristiques, des dons et des transferts de la Diaspora."
Données de référence du livre :
ISBN 9956-644-00-5
Maison d’édition : Publications du Centre d’Analyses Economiques et Sociales (CAES) - Yaoundé
Prix : 10.000 FCFA
Lieu de vente : Editions Clé Yaoundé
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