MOUVEMENT NKUL BETI
 
Egal à lui même, le spécialiste de la communication politique, Président du club éthique et membre du RDPC, invité au dialogue politique de la Fondation Friedrich Ebert avait encore susciter de l’admiration, non seulement de ceux de son bord mais aussi des membres de l’opposition qui se demandent toujours ce qu’il fait au RDPC. Celui qui se fait passer pour le « grand spécialiste » du parti au pouvoir vient de commettre un livre au titre fort évocateur : « RDPC, la reprise en main du parti par le président national : les faits et gestes qui le prouvent ».
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Charles ATEBA EYENE, le tireur d’élite au fusil de bois
Egal à lui même, le spécialiste de la communication politique, Président du club éthique et membre du RDPC, invité au dialogue politique de la Fondation Friedrich Ebert avait encore susciter de l’admiration, non seulement de ceux de son bord mais aussi des membres de l’opposition qui se demandent toujours ce qu’il fait au RDPC. Celui qui se fait passer pour le « grand spécialiste » du parti au pouvoir vient de commettre un livre au titre fort évocateur : « RDPC, la reprise en main du parti par le président national : les faits et gestes qui le prouvent ».
     Date de publication: 08-05-2010   19:18:18
« Ma mère est une femme kaka de Batouri. Son village c’est Tikondi, région qui se trouve à une trentaine de kilomètres de Ndéléli. Elle n’a jamais été à l’école. Mon père lui, était technicien des eaux et forets ; je crois qu’il avait eu son C E P E c’est quelqu’un qui naît vers 1924, je suis son avant dernier enfant et le dernier puisque mon cadet est décédé. Je n’ai pas connu une enfance rose, mon père se battait beaucoup ce qui a un peu gêné c’est qu’il a eu cinq femmes et quand on n’est pas riche ce n’est pas évident… Mais nos mamans étaient braves. Vous savez selon mon expérience, dans la polygamie il faut surtout compter sur la femme.

Je suis dans la génération 1970 et ce qui est intéressant ce n’est pas l’âge. Je n’ai fréquenté qu’au Cameroun, même étant à la Chaire: Unesco : vous savez qu’il y a une antenne au Cameroun, donc mes camarades de classe peuvent témoigner de l’âge que j’ai.

Aujourd’hui (juillet 2009), je suis en train de terminer mon doctorat d’Etat, ce qu’on appelle le PHD en communication politique. Je suis à la chaire Unesco à Kinshasa, mais à l’université à Yaoundé, j’ai obtenu une licence en Lettres modernes françaises. J’ai aussi trois diplômes de l’Esstic. J’ai fait partie de la première promotion des relations publiques à l’Esstic, je suis de la première promotion des inspecteurs de la documentation, je suis de la première promotion de la formation doctorale à l’Esstic où j’ai pu obtenir un troisième cycle en communication politique, option : socioéconomique et politique de la communication.

Mon père était déjà dans le RDPC. Quand vous faites quelque chose par ce que vous avez vu votre père le faire …C’est par la suite que l’instinct politique se développe par des associations. Lorsque je suis au Lycée de Bertoua, beaucoup de mes camarades m’écoutent, je suis président du Club Anglais, à partir de la classe de Seconde. Quand j’arrive au Ces de Lolodorf, c’est la même chose, donc il y a déjà une dynamique qui se fait ressentir et cela me prépare à la vie politique. Pour dire la vérité la doctrine du RDPC (rigueur moralisation et justice sociale), mais avant cela, j’arrive là dedans de manière inconsciente.

Il se passe que mon discours, quand je crée le club éthique, les gens se disent que, comme j’appartiens au RDPC, je vais faire la langue de bois, mais à chaque fois, quand il y a une position à prendre, je la prends en mon âme et conscience.
En démocratie, on parle d’ « Alternance » mais dans le contexte Africain, on parle de « succession ». En politique, il n’y a que des intérêts et pas d’amitié. Les pays Africains devraient apprendre à compter que sur eux même et n’est pas toujours fait appel à la communauté internationale »

Sur une quinzaine d'ouvrages à l'actif d'Ateba Eyene, seul « Toute une vie dans les armées », son livre entretien avec le général Semengue a été publié à compte d'éditeur chez Cle. L'auteur pense que « les maisons d'édition au Cameroun font de la débrouillardise : sans fonds, manquent de professionnels et de comité de relecture viable, prennent l'édition pour du business. En déposant son manuscrit chez un éditeur, vous l'aurez enterré ». En plus, il n'y a presque pas de retombées financières. Surtout sur le plan international où l'auteur ne peut rien contrôler. Pour Charles Ateba Eyene, « on cherche un bon livre comme on cherche une belle femme, un bon marabout. Le problème c'est d'avoir un nom et un sujet intéressant ». Grâce aux ventes réalisées sur ses publications, l'auteur dit vivre « du livre. Je n'ai jamais vendu un livre à moins de dix mille exemplaires », jubile-t-il.

Charles Ateba Eyene dénonce le micro-tribalisme de Paul Biya dans son Sud.

L’un des livres de Charles Ateba Eyene est de ceux qui donnent des migraines. L'auteur le plus prolixe du Cameroun à l'heure actuelle a pété bruyamment, en plein monde, et d'innombrables personnes sont en train de se boucher le nez, tellement ce qui est sorti de ses intestins pue. Il a dû manger de la viande avariée…Il dénonce le micro-tribalisme du président de la République, en classant le Sud en trois catégories : « le bon Sud », « le moyen Sud », et « le mauvais Sud », en se basant sur les promotions dans l'administration.
« Les paradoxes du pays organisateur » ou quand Chalres Ateba Eyene jette un pavé dans la marre.

Les paradoxes du pays organisateur

« Les Camerounais en général et ceux du Sud en particulier, sont écrasés par l’élite. Mon livre vient comme pour ouvrir un abcès. C’est pour cette raison qu’il est considéré comme le livre de la vérité, le livre du peuple, le livre qui dénonce l’élite de l’argent et du décret sans jeu de mots. L’heure du bluff est terminée. »

« Aucun chien accroché à un os ne supporte la présence d’un autre être vivant. Les élites profiteuses du régime en place, ne veulent et n’entendent pas perdre leurs privilèges et leurs postes. A ce titre, je cerne toutes leurs réactions y compris la hargne de certains. Mais tout cela me laisse à 37°. Comme l’apôtre Paul, je combats le bon combat. Voilà ma conviction. Quand René Dumont a écrit “ l’Afrique noire est mal partie ”, tous les Africains l’ont condamné. Il était interdit de séjour dans tous les Etats africains. Quelques années plus tard, il est devenu le meilleur ami de l’Afrique et des Africains. Il se présente aujourd’hui comme le spécialiste du continent noir. Je sais que ce sera la même chose avec l’élite qui fait semblant de me combattre aujourd’hui. Je persiste à dire que l’élite n’est pas un facteur de développement. Je soutiens que l’esprit de méchanceté, de division et de conflits qui caractérisent l’Homme du Sud n’est pas un atout en matière de développement. Je confirme que les populations du Sud sont flouées par leurs élites avec qui elles n’ont aucun lien sauf celui de la domination. Je soutiens que le Sud n’a aucune organisation, aucune association, aucun cadre de concertation qui peut servir de lobby pour le suivi des problèmes de développement de la région. Je soutiens que toutes les élites combattent tous les esprits brillants tels que le déclare le professeur Minkoa She à la page 193 de mon livre. »
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Le peuple ekang
Le peuple ekang se retrouve aujourd’hui au Cameroun, au Gabon, en Guinée Equatoriale, au Congo, à Sao-Tomé et Principe, en Angola et dans la diaspora. « On parle d’environ 12 à 14 millions d’hommes et de femmes unis par une histoire, un parlé différent d’une langue la nuance est nécessaire ici, une cuisine, des us et coutumes qui leur sont propres et les différentient des autres peuples bantou. »
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